Le samedi du week end de Pâques, nous avons eu la chance d’être invité pour une visite d’une érablière à Portneuf, car celle-ci appartient au père d’une amie.

Nous avons pu vivre l’expérience du temps des sucres d’une façon totalement différente de celle de la cabane à sucre.

Pour rappel le temps des sucres est le moment où est fabriqué le sirop d’érable. A force de manger dans les différentes cabanes à sucre, on en oublie souvent que c’est surtout le moment où l’eau d’érable coule et où la production du précieux sirop d’érable se fait. Pourquoi à cette période ? Tout simplement car pour que l’eau d’érable coule il faut des variations de température entre la nuit et le jour afin que l’eau dégel et coule dans les tuyaux.

« Dans les tuyaux ? Mais je croyais que c’était des seaux ? » : Et non, aujourd’hui la plupart des érablière utilise des tubes « branchés » sur les érables pour récupérer la production d’eau d’érable dans une cuve centrale. Chaque hiver il faut faire une encoche dans l’arbre pour y fixer le petit bout de plastique qui se branche ensuite sur le réseau bleu de tuyaux menant jusqu’à la où les cuves qui récupère le précieux nectar.

Avant on utilisait ce type de seau

Avant on utilisait ce type de seau

Maintenant on utilise des tuyaux qu'on plante dans l'arbre a l'aide d'un coup de  perceuse

Maintenant on utilise des tuyaux qu’on plante dans l’arbre a l’aide d’un coup de perceuse

Puis un reseau de tuyaux pompe l'eau jusqu'aux cuves

Puis un réseau de tuyaux pompe l’eau jusqu’aux cuves

Ensuite l’eau d’érable est passée dans un osmoseur afin de séparer l’eau pure de l’érable, il faut environ 35 à 40 litres d’eau d’érable pour obtenir 1 litre de sirop d’érable.

l'osmoseur

l’osmoseur

L’eau et le « sirop » ainsi séparés se retrouve dans des cuves différentes et le sirop attends sagement d’être chauffé pour se transformer en véritable sirop d’érable.

La cuve d'érable après osmose

La cuve d’érable après osmose

L'eau filtré par l'osmoseur

L’eau filtré par l’osmoseur

Ensuite le sirop passe donc dans la chaudière et va bouillir jusqu’à 220˚F (104.4˚C) avant de devenir du sirop.

La chaudière

La chaudière

Les granulent chauffent fort pour faire monter la température

Les granulent chauffent fort pour faire monter la température

Ça boue très fort là dedans

Ça boue très fort là dedans

Là le sirop va passer dans de gros filtre plusieurs fois afin d’enlever toutes les impureté restantes:

A 220˚F ça commence à couler

A 220˚F ça commence à couler

Le sirop coule

Le sirop coule

On teste le niveau de concentration

On teste le niveau de concentration

Plusieurs passage en filtre

Plusieurs passage en filtre

Maintenant on peut le mettre en conserve, le refroidir puis l’étiquetter

Les futures can

Les futures can

La can est posé sur une balance, dès que le poids est atteint le sirop arrête de couler

La can est posée sur une balance, dès que le poids est atteint le sirop arrête de couler

il suffit d'appuyer sur le gros bouton rouge pour que le sirop coule, et sur le petit pour en rajouter un peu

il suffit d’appuyer sur le gros bouton rouge pour que le sirop coule, et sur le petit pour en rajouter un peu

Aller hop j'encanne mon propre sirop

Aller hop j’encanne mon propre sirop

On plonge les conserve dans l'eau pour les refroidir avant l'etiquetage

On plonge les conserve dans l’eau pour les refroidir avant l’etiquettage

Et voilà Sophie etiquette les cans et je les mets en carton

Et voilà Sophie etiquette les cans et je les mets en carton

 

Voilà ce fût une super journée où nous avons appris les secrets acéricoles, nous sommes repartis avec 8 cans que nous avons fait de A à Z, ce fût super. Vivement l’an prochain que l’on y retourne.

2 réflexions au sujet de « Le temps des sucres vu de l’interieur »

  1. Ben au moins tu connais un nouveau métier , quand tu seras un vrai Canadien ……..

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